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lundi 22 mars 2010

Elections régionales

Pour la première fois dans l'histoire de notre génération, le peuple souverain a voté majoritairement à gauche dans pratiquement toutes les Régions et plus particulèrement en Basse-Normandie. Je me réjouis donc de voir la gauche reconduite à la direction de notre région.
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Mais doit-on crier victoire devant ce record d'abstentions dans les quartiers populaires, comme c'est le cas à Argentan où la majorité des électeurs ne nous fait plus confiance. C'est que les bilans et les programmes ne correspondent plus aux aspirations et besoins des personnes en difficulté. Avec 55 à 60 % d'abstentions dans les quartiers populaires d'Argentan, doit-on fêter cet échec que certains appellent "victoire" ?

Devant cette inconscience des hommes politiques, ceux qui sont laissés sur le bord du chemin les regardent avec étonnement et se disent : "décidément, ils sont devenus fous".


Pendant "leur crise", les riches seront devenus encore plus riches qu'avant. Et les pauvres, quelle sera leur situation sachant que c'est à eux, et non aux autres, que l'on fait payer cette crise.
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C'est à l'évidence une fracture citoyenne, sociale et morale. Faut-il appeler cela une victoire ?

mercredi 23 décembre 2009

Lettre de Robert Hue Sénateur


Une lettre de Robert Hue, sénateur.

Elle m'a été adressée en novembre 2009 à l'occasion du 20ème anniversaire de l'association ASI que je préside. Nathalie Goulet, sénatrice, était porteur de ce message chaleureux qui m'est allé droit au coeur venant d'un homme dont j'admire les qualités humaines et républicaines.


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Paris le 16/11/2009



Robert Hue

Cher Roger Jouadé,


A l’occasion des 20 ans de l’Association « Argentan Solidarité Insertion » dont tu es l’un des principaux initiateurs et artisans, je veux t’adresser mes plus vives félicitations pour ton immense travail d’action et de solidarité sociale. Je sais combien ton combat constant pour l’emploi, la formation et pour faire reculer les inégalités est moteur de ton action quotidienne et désintéressée. Et cela, dans la proximité la plus étroite avec les habitants et aujourd’hui au plus près de leur environnement.

Je n’ai, malheureusement, pas pu répondre à l’invitation personnelle de ma collègue Sénatrice Nathalie Goulet d’être présent avec vous pour cette fête. Mais je veux, par ce mot, rendre hommage à ton œuvre humaniste et militante.

Fidèlement
Robert Hue

samedi 7 novembre 2009

CCAS : polémique indécente

Le récent débat au conseil municipal sur le fonctionnement du CCAS dans une crise sociale sans précédent dont l’opinion publique a bien conscience, a provoqué de nombreuses réactions auxquelles je ne répondrai pas sans entrer dans l’indécence de l’exploitation irresponsable de politique politicienne. C’est pourquoi j’ai refusé de participer à ce débat, sinon pour préciser que les moyens actuels sont très insuffisants pour remplir correctement notre mission.

Tous les CCAS sont concernés. Le concept de solidarité active est au cœur de l’action sociale dans notre CCAS. Ayant en charge ce CCAS avec les associations caritatives et tant d’autres personnes de bonne volonté, je peux témoigner que toute notre énergie et nos initiatives sont mises en commun pour limiter au maximum les conséquences de cette crise sociale sans précédent. A Argentan, cela vient s’ajouter aux nombreuse fermetures d’entreprises et licenciements massifs dont les conséquences sont toujours actuelles.

J’ai toujours respecté la nécessaire liberté d’expression sur les problèmes de notre société, mais je déplore l’exploitation politicienne de la crise sociale d’où qu’elle vienne. S’agissant d’un débat entre élus, nous aurons l’occasion d’apprécier leur dévouement lors de la collecte alimentaire des 27 et 28 novembre 2009.

J’assume cette responsabilité au CCAS depuis 1989 en partageant les choix et décisions en mon âme et conscience avec tous les responsables de l’action locale toutes tendances confondues car personne n’a le monopole du cœur. Je rappelle que notre action globale de solidarité active – et non pas d’assistanat – est appréciée et reconnue au niveau régional et national, ce qui m’a valu d’être élu par tous les CCAS de France parmi les 44 membres de l’Union nationale des CCAS.

Au delà de nos différences et divergences naturelles, au nom des valeurs humanistes qui nous rassemblent, il faut agir ensemble au seul service des plus défavorisés dans le respect de leur dignité et d’une réelle solidarité.

jeudi 8 octobre 2009

Refus de la misère

17 octobre 2009 - Journée mondiale du refus de la misère

« Le veau d’or du libéralisme de notre temps a gangrené la notion des valeurs humanistes et de devoir de solidarité entre tous les êtres humains». Faisons nôtre, dans les actes, cette déclaration fondamentale.

« Là où des femmes et des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les Droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré ». Joseph Wrésinski. En cette année 2009 où nous subissons les conséquences tragiques des fautes majeures du libéralisme sauvage, il est important de rappeler cette proclamation ô combien d’actualité.

L’assemblée générale de l’ONU avait solennellement proclamé le 22 décembre 1992 que le 17 octobre serait chaque année une journée mondiale du refus de la misère. Ayant en charge à Argentan, avec les associations caritatives et tant d’autres personnes bénévoles de bonne volonté, les actions de solidarité, je peux témoigner que les 364 jours suivants sont encore et toujours une gestion quotidienne de la misère et de l’exclusion. Mais aujourd’hui, les effets les plus dramatiques et les plus injustifiables sont vécus par notre jeunesse de 18 à 25 ans sans emploi ni ressources, et par les femmes qui subissent dans leur grande majorité un emploi précaire.

N’en déplaise aux partisans du libéralisme immoral, la baisse des impôts sur les revenus des plus riches – grâce au « bouclier fiscal » qui en plus va les exonérer de la taxe destinée à financer le RSA – ne fait qu’aggraver les inégalités sociales.

Sachant que 20% des Français les plus riches possèdent déjà 70% du patrimoine et revenus, c’est une raison majeure de la fracture sociale et morale de notre société, de la paralysie de la consommation et de l’économie nationale. Le libéralisme égoïste corrompu et le réformisme illusoire ont plongé la France dans cette situation. L’urgence économique et morale pour tous les Français, c’est d’exiger en cette journée du 17 octobre une loi pour abolir enfin les injustifiables privilèges. Pour que soit respectés les droits fondamentaux, le droit au bonheur et à la dignité pour tous par le partage du travail et des revenus entre tous les enfants de la famille France, sachant qu’il ne peut y avoir de droits sans devoirs ni de devoirs sans droits pour tous les citoyens.

Au delà de nos différences et de nos divergences naturelles, au nom des valeurs humanistes qui nous rassemblent, il faut agir pour que triomphe enfin, dans notre beau et riche pays les grands principes de notre République Liberté, Egalité, Fraternité. Refuser la misère c’est le seul chemin pour la paix, en France et dans le monde pour la justice et la paix ».

Roger JOUADE

jeudi 27 août 2009

L'Epicerie Sociale

L'Epicerie sociale a été créée en décembre 2000. Le journal Argentan Aujourd'hui en parlait dans les termes suivants:

"Pour Roger Jouadé, Adjoint en charge de la Solidarité, "l'Epicerie Sociale est le symbole de la politique de solidarité de la Ville". Il a également salué la tradition de solidarité assumée par les associations caritative argentanaises" et rendu hommage aux bénévoles associatifs."

Une action menée en parte­nariat avec les associations
"La création de l'Epicerie Sociale est le fruit d'une étroite collaboration entre la Ville, le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) et plusieurs associations argentanaises : la Croix Rouge, le Secours Catholique, Enfance et Partage, Les jardins dans la Ville et l'Aide Familiale à Domicile (AFAD). Les béné­voles de ces associations sont présents au sein de l'épicerie sociale où ils assu­rent l'accueil des personnes en complé­ment des professionnels de l'aide socia­le. Les associations partenaires font également partie du comité de pilotage et du comité technique d'évaluation de l'épicerie."

Une aide alimentaire plus équitable
"La création de l'Epicerie Sociale s'ac­compagne d'un nouveau mode d'attribu­tion de l'aide alimentaire, plus juste et mieux adapté aux besoins réels des familles.
L'aide est attribuée aux personnes moi­tié en espèces (une fois par mois), moi­tié en crédit Epicerie Sociale (crédit mensuel à utiliser dans le mois en une ou plusieurs fois). Les personnes choisissent librement leurs produits au sein de l’Epicerie Sociale dans la limite du crédit accordé par le Centre Communal d’Action Sociale."

Responsabiliser les per­sonnes et respecter leur dignité
"L'Epicerie Sociale n'est pas un endroit où les personnes viennent recevoir de l'ai­de, c'est un lieu où elles viennent ache­ter, à très bas prix, les produits de leur choix. En effet, une participation finan­cière de 10% du montant du crédit est demandée à chaque famille. C'est ce qui fait le caractère innovant et original de l'Epicerie Sociale : les personnes sont à la fois responsabilisées et respectées dans leur dignité, car elles sont recon­nues comme ayant contribué à la cou­verture de leurs besoins."

"L’accueil café est mis à disposition gratuitement des usagers : boisson, informations diverses, recettes, jeux pour les enfants. Les personnes peuvent à cette occasion faire leurs suggestions et proposer leur participation pour le fonctionnement de l’Epicerie Sociale."

Les objectifs de l'Epicerie Sociale
• Lutter contre la pauvreté sans assistanat et dans le respect de la dignité des personnes
• Optimiser et coordonner les aides alimentaires aux familles en difficultés
• Proposer un espace convivial d'accueil, d'écoute et d'échanges pour recréer des liens sociaux
• Favoriser l'accès à tout type conformation conduisant à l'autonomie sociale des familles
• Conduire des actions de type éducatif et animer des ateliers de vie quotidien­ne, avec la participation de la Maison du Citoyen."

mercredi 19 août 2009

Solidarité active

Publié en avril 2003 par ARGENTAN AUJOURD'HUI, bulletin d'information de la ville d'Argentan.
Un pour tous, tous pour un.
Argentan Aujourd'hui
Quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier durant vos années au poste de maire adjoint ?
Roger Jouadé :
Je suis un élu dans l'action sociale globale depuis 1971. Depuis ce temps là, je n'ai eu de cesse d’oeuvrer pour aider les Argentanais. Avec l'équipe municipale et: en partenariat efficace avec les associations caritatives, nous avons créé l'Epicerie sociale, la Maison du citoyen (MDC), le Centre d'Hébergement d'Urgence, les Jardins dans la ville, Argentan Solidarité Insertion, autant de structures municipales ou associatives qui soutiennent les personnes en difficultés.
Argentan Aujourd'hui :
N'avez-vous pas peur que ces outils sociaux soient assimilés à de l'assistanat ?
Roger Jouadé :
Ceux qui pensent cela ne connaissent pas notre démarche. Ce n'est pas de l'assistanat mais au contraire de la solidarité active et responsable qui débouche sur la mise en place d'actions d'insertions. Nous disons toujours aux gens qu'il n'y a pas de Droit sans devoir, ni de devoir sans droit. En préservant la dignité et la citoyenneté des personnes en difficulté, cela leur permet de mieux s'en sortir. C'est dans cet esprit que nous avons créé la MDC, un lieu qui rassemble toutes les générations, tous les citoyens, un lieu qui efface les différences.
Argentan Aujourd'hui :
Les problèmes d'emploi pèsent lourd sur les foyers tant au niveau financier que psychologique. Que peut faire un élu local face à cette situation ?
Roger Jouadé :
Cette société est régie par un libéralisme sauvage. On l'observe dans tout le secteur privé. Le droit au travail est pourtant inscrit dans la constitution. Malheureusement ce droit fondamental n'est pas respecté. Il faut donc se prendre en main. Nous avons mis sur pied des structures drinsertion car l'Homme ne conserve sa dignité qu'au travers d'une activité, surtout aux yeux de ses enfants, de ses amis, de ses voisins.